Alex Anthopoulos avait un appui de taille lorsqu’il a acquis Donaldson et Martin

Un artisan du baseball majeur que j’admire s’est éteint à l’âge vénérable de 91 ans. Mel Didier n’est pas inconnu pour le partisan des Expos puisqu’il demeure une légende à Montréal. Ce scout légendaire est à l’origine des sélections de Gary Carter (1972) et d’Andre Dawson (1975). Quelques années plus tard, alors qu’il n’était plus un membre de l’organisation montréalaise, le groupe de recruteurs qu’il a embauché et formé a sélectionné Tim Raines.

Didier n’est pas celui qui se cache derrière la sélection de Randy Johnson, en 1985. Avant de devenir un roi de la butte, l’artilleur gaucher a sorti 11 fois sur le monticule dans un uniforme des Expos de Montréal. Cela dit, Didier n’était pas le type d’humain à prendre le crédit de quelque chose qu’il n’a pas réalisé.

Un homme rempli de valeurs exemplaires

J’adorais ce bonhomme. Un homme qui semblait authentique et sans prétention malgré ses sept décennies passées dans les coulisses du circuit. Son chapeau de paille et lui ont terminé leur parcours des Majeures au sein de l’organisation des Blue Jays de Toronto, où il était le conseiller principal pour le développement des joueurs.

En lisant les différents témoignages, les qualificatifs afin de décrire Didier sont similaires. Ce monsieur-là n’a jamais eu une mauvaise journée au boulot puisqu’il aimait le jeu et tout ce qui l’englobe. Un homme formidable, vaillant et énergique qui mettait tout sa passion dans son sport, le baseball. Ce n’était pas un travail conventionnel, c’était sa passion, son hobby. Il était non seulement un recruteur renommé, mais un être qui avait le don de rendre les gens autour de lui meilleurs.

Ce vieil homme était très sage et sa façon de recruter me rejoint beaucoup. Le talent était certes primordial, mais d’autres facettes prenaient également beaucoup de place sur son calepin de notes. La ténacité et la force intérieure (caractère) figuraient au sommet des qualités qu’il observait chez les jeunots qu’ils scrutaient à la loupe. Ne JAMAIS laisser tomber. Ne pas abandonner. Pour lui, c’était capital de respecter ces deux facettes-là si tu voulais être sur SA liste de joueurs proposés aux organisations pour lesquelles il a besogné.

Il a toujours été très impliqué avec “ses” équipes. Photo : Paul Lagace

Je ne peux pas exposer son parcours de 70 ans en totalité, mais ce dont je me souviens, étant un fier fanatique des Jays, c’est justement l’influence qu’il a eue avec l’organisation. L’arrivée des leaders que sont Josh Donaldson et Russell Martin, eh bien, dites-vous qu’il y a un peu de Mel Didier derrière ces acquisitions de taille à la suite d’un été merdique – celui de 2014. Alex Anthopoulos peut se vanter d’avoir œuvré avec une vieille légende.

Mel, merci!

Source : Sportsnet

Commentaires

Laisser un commentaire