Et si…

Rodger Brulotte a écrit un texte d’opinion très intéressant mercredi dernier dans le Journal de Montréal. Je ne suis pas toujours d’accord avec Rodger, mais force est d’admettre qu’il a bien raison dans ce texte.

La mort lente des Expos de Montréal s’est amorcée en 1994, lors de la désormais célèbre saison de la grève. Les Expos se dirigeaient alors tout droit vers un championnat de division et possiblement une première présence en Série mondiale. Puis, on tire la plug.

Photo: Dean Hybl

Plusieurs ont élaboré des théories de complot mentionnant que le baseball majeur ne voulait pas qu’une équipe canadienne remporte (les Blue Jays de Toronto ont été sacrés champions en 1992 et 1993) la Série mondiale pour une troisième année consécutive.

Comme le mentionne le journaliste, c’est de la foutaise et je suis bien d’accord!

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La cause de la mort

Ce qui a tué l’équipe s’est déroulé lors de l’hiver 1995, lorsque le groupe de propriétaires de l’équipe n’a pas voulu augmenter le budget salarial de la formation afin de mettre sous contrat les nombreuses vedettes de l’équipe.

Pedro, Walker, Alou, Wetteland, Hill ont tous quitté la formation et ce fut le début de la fin pour MON équipe.

Photo: CBS Sports

Et si les propriétaires en avaient décidé autrement. On sort l’argent et l’on fait signer des contrats aux joueurs vedettes de l’équipe. Juste pour voir si l’on n’aurait pas réussi à recréer la magie de 1994.

Dans le pire des cas, si ça ne fonctionne pas, rien n’aurait empêché la direction d’effectuer des transactions dans le but d’alléger la masse salariale. Dans le meilleur des cas, les Expos auraient tout gagné et le destin de l’équipe serait peut-être tout autre aujourd’hui.

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Ce qui me fait tomber en bas de ma chaise dans ce texte, c’est d’apprendre que Lucien Bouchard, premier ministre du Québec à l’époque, acceptait de financer le projet d’un nouveau stade, à condition que les propriétaires remboursent les frais advenant un déménagement.

On ne peut qu’en conclure que la volonté de garder l’équipe n’y était tout simplement pas.

J’ai toujours détesté Claude Brochu. Trop corporate, aucune passion. Je ne sentais pas qu’il aimait SON équipe comme je pouvais l’aimer moi-même. Tu as le droit de perdre, mais il faut essayer. Et si le leader du groupe avait eu la passion des gens qui tentent de ramener l’équipe aujourd’hui…

Photo: Nancy Ackerman

Et si… La question que je vais toujours me poser. Encore et encore. Je connais très bien la réponse pourtant. On avait l’équipe pour dominer pendant de nombreuses années. On a très bien vu ce que ces joueurs ont accompli avec leur formation respective.

Je suis persuadé qu’on aurait encore notre équipe dans un nouveau stade quelque part au centre-ville.

Mais bon, ce n’est que partie remise. Le grand retour approche à grands pas… avec de vrais passionnés à la tête du projet!

Source : Journal de Montréal

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